Girlhood, de Cat Clarke

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Sorti le 5 Octobre 2017 
Chez Robert Laffont, Collection R 
360 pages


Synopsis : L'amitié, c'est comme une allumette...... il suffit d'une étincelle pour se brûler les doigts. J'ai sombré quand ma soeur jumelle est morte, et mes amies m'ont reconstruite, morceau par morceau. Depuis, je pensais que jamais rien ne pourrait nous séparer. Jusqu'à ce que débarque cette nouvelle fille...


Qu’en ai-je pensé ? 

À mes yeux, Cat Clarke est la déesse des fins impromptues, des coeurs brisés (ceux des personnages et ceux des lecteurs) et est l’auteur qui réussi à me faire chavirer en un quart de page ! Alors, forcément, quand elle a sorti son nouveau roman, … j’ai plongé ! 

Girlhood, comme son nom l’indique, parle des filles, de leurs liens, de leurs vies, … Bref, de tout ce qui fait l’adolescence … le tout dans un pensionnat … Autant dire que j’étais séduite d’emblée ! 

On découvre ainsi les aventures d’Harper, qui vit désormais dans un pensionnat avec trois amies, et qui a perdu sa soeur jumelle quelques années plus tard. A travers cette oeuvre, Cat Clarke évoque ainsi le malaise adolescent, mais également d’autres thèmes beaucoup plus durs tels que l’anorexie et le deuil. Comme toujours, elle parvient à équilibrer parfaitement drame et histoire. 


En effet, c’est le drame qui va très vite lier Harper à Kirsty, la « nouvelle » du pensionnat. Mais cette « nouvelle » ne va pas le rester très longtemps puis Harper l’incorpore à sa bande très rapidement. Et c’est là que les choses dérapent : Harper et Kirsty sont de plus en plus proches, les tensions montent dans le groupe et on observe les secrets se tisser, se faire et se défaire jusqu’à atteindre un cercle vicieux presque exténuant pour le lecteur. 

On observe en effet Harper se débattre avec la vérité, la sienne, mais aussi celle des autres ; et on sent presque une angoisse monter dans la gorge au fur et à mesure qu’on tourne les pages de Girlhood : j’ai été oppressée par ces mensonges, par ces doutes, par ces hypothèses qui montaient petit à petit et je me disais « non, c’est pas possible, ça ne peut pas être ça ». Mais petit à petit, le pire commence à apparaître en filigrane et on se demande ce qui se passe vraiment : où est le réel ? Qui a fait quoi ? pourquoi ? où est-ce que tout cela va mener les personnages ? 

Très vite, Harper se retrouve seule et doit se démener pour à la fois se reconstruire, garder un semblant d’équilibre et trouver qui est Kirsty, ce qu’elle veut, ce qu’elle cherche. 
L’intrigue s’accélère alors jusqu’à ce qu’on manque presque de souffle tant ce qui semble s’annoncer au loin est sombre. 

Girlhood se finit alors sur une révélation qu’on attendait plus, et qui, honnêtement, m’a un peu déçue car Cat Clarke avait fait des choses qui m’avaient plus touchée, mais j’ai trouvé que finalement, le cheminement des personnages était suffisant pour cette fin. 

Pour résumer, Girlhood est un excellent roman, mais j’ai été déçue par la fin, même si le rythme trépidant et le mystère qui se tisse tout au long du récit est absolument étourdissant. 


Et vous ? L’avez-vous vu ? 
Tenté(e) par ce livre ? 


Julie.



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