La fille du train, de Paula Hawkins

by - 07:00




Éditions Pocket 
Paru en 2015
368 pages

Synopsis : Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par cœur, elle a même donné un nom à ses occupants qu'elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu'elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l'être par le passé avec son mari, avant qu'il ne la trompe, avant qu'il ne la quitte. Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c'est avec stupeur qu'elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu...  

                                                       Qu’en ai-je pensé ?    

Ça fait maintenant plusieurs mois qu’on entend parler de « The Girl on The train » : film, interview, tout y est passé. Alors quand une copine s’est proposé de me le prêter, j’ai sauté sur l’occasion. 
La fille du train commence par nous raconter la vie peu trépidante de Rachel, alcoolique notoire, divorcée, abandonnée par son mari au profit d’une femme plus jeune, qui lui a donné un enfant, ce qui avait été impossible pour Rachel. On découvre alors une héroïne maussade, triste, qui vit un peu dans le déni et qui refuse de voir que son alcoolisme est problématique. Seul échappatoire : le train, et cette multitude de vies que l’on voit s’écouler au fil des stations, cette lueur qu’on aperçoit dans les maisons qui bordent les voies, ces gens qu’on entrevoit une fraction de seconde avant de parcourir des dizaines de mètres. 
Car c’est ainsi que Rachel se console : en observant un couple de jeunes mariés, qu’elle imagine parfaits, heureux, beaux, riches, … Tout ce qu’elle a perdu et qu’elle rêve de retrouver. Sauf qu’un jour, « Jess », la jeune femme qu’elle observe depuis des mois disparaît, et c’est alors que Rachel se met à mener l’enquête. 


Je dois dire que j’ai été un peu déçue de voir dès le début de l’histoire un double point de vue : celui de Rachel et celui de Megan, la femme qui a disparu. 
De fait, j’ai été un peu perdue dès le début du roman : on a trois femmes qui apparaissent mais ce n’est qu’au bout d’une cinquantaine de pages qu’on comprend que Megan et Jess ne font qu’un et c’est vraiment dommage car être perdue dès le début d’un roman n’est généralement une bonne idée. 

Cela étant, je trouve que le personnage de Rachel est très … destabilisant : on ne l’adore pas mais on n’arrive pas non plus à la détester ou à lui en vouloir. On ressent que c’est une héroïne profondément malheureuse, qui s’accroche à la seule chose qui lui reste : des rêves et une conception idéalisée du couple parfait. J’ai réussi à m’identifier un peu à Rachel, mais ce qui m’a surtout touché est sa persévérance : elle est bien décidée à savoir la vérité, peu importe le prix à payer et elle trouve sa salvation au coeur de cette enquête. Elle est brisée mais parvient malgré tout à se remettre sur ses deux pieds en réapprenant à se faire confiance, à croire en elles, à ne pas se laisser faire, et j’ai adoré voir cette héroïne se reconstruire au fil des pages.
Au fil des pages, on voit des éléments et des indices se dessiner mais sans pour autant que la réponse nous soit donnée immédiatement. J’ai beaucoup aimé le côté « enquête », néanmoins, je trouve que cette dernière tournait beaucoup autour des mêmes personnages, toujours les mêmes, encore les mêmes ; alors qu’on les connaît déjà beaucoup. Si le rythme du récit est véritablement haletant, j’ai été déçue par cette redondance et par ces indices donnés par l’auteur qui ne sont finalement pas exploités ou abandonnés. 

Pour résumer, je dirais que La fille du train est un très bon thriller, avec de l’action, de l’aventure, du doute, de l’émotion et qu’il parvient très bien à capter l’attention du lecteur. Cependant, j’ai également trouvé qu’il y avait trop de répétitions et que la fin était un peu trop simple et prévisible à mon goût. Dommage. 


Et vous ? L’avez-vous lu ? 
Tenté(e) par ce livre ? 




Julie.

You May Also Like

1 commentaires

  1. Je ne l'ai toujours pas lu, il faudrait que je me lance ! J'en ai entendu beaucoup de bien et aussi beaucoup de mitigé, et n'engage me rend encore plus curieuse.

    RépondreSupprimer