La colline aux esclaves, de Kathleen Grissom

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Editions Pocket 
Paru en 2016 

Synopsis : États-Unis, 1791. Lavinia, jeune orpheline irlandaise, se retrouve domestique dans une plantation de tabac. Placée avec les esclaves noirs de la cuisine, sous la protection de Belle, la fille illégitime du maître, elle grandit dans la tendresse de cette nouvelle famille.Cependant, Lavinia ne peut faire oublier la blancheur de sa peau : elle pénètre peu à peu dans l'univers de la grande maison et côtoie deux mondes que tout oppose. Jusqu’au jour où une histoire d’amour fait tout basculer… Le petit monde de la plantation est mis à feu et à sang, de dangereuses vérités sont dévoilées, des vies sont menacées…

    Depuis plusieurs mois, j'ai une envie dévorante de relire Autant en emporte le vent. Alors, forcément, quand je suis tombée sur La colline aux esclaves, je me suis dit qu'il y avait quelques similitudes et j'ai craqué ! 

   Qu’en ai-je pensé ? 


       Hé bien, j'ai tout simplement adoré ! La colline aux esclaves est un roman prenant et absolument addictif ! On y découvre Lavinia, enfant irlandaise rescapée par "Le Capitaine" et qui va grandir dans une plantation, entre sa famille adoptive d'origine africaine, et une famille blanche, qui la considère comme une futur dame de la haute société. 

     Dès le début du roman, je me suis attachée à Lavinia. Cette héroïne est à la fois douce, simple, et pragmatique et j'ai adoré le fait que, en dépit des épreuves que la vie lui réserve, elle cherche toujours à tirer parti des situations et à rendre le monde un peu plus beau. J'ai également adoré sa fragilité, sa douceur même si j'ai eu l'impression qu'elle était par moment trop malléable. Quant aux autres personnages de la plantation, je les aies adorés ! Belle est touchante, Papa George héroïque, Mama Mae est fantastique et est une force de la nature. J'ai adoré la détermination des personnages et la diversité de ces derniers, tous différents, mais pourtant tous résolus à s'en sortir. 

     Quant à l'histoire, je dois dire qu'elle était assez basique : une jeune femme qui évolue entre deux mondes, pour finir par être heurtée par la difficulté du monde qui l'entoure. Pourtant, ce monde de l'entre-deux est parfaitement décrit et j'ai été happée par le récit du début à la fin ! Le rythme de l'histoire est un peu lent mais pas trop, les actions parfois choquantes mais révèlent la force de caractère des personnages tout en montrant les difficultés de la vie et j'ai fini par être emportée en Virginie, aux côtés de Lavinia et de ses amis. Par moment, on peut avoir l'impression que le récit est écrit à travers des stéréotypes et cela est saisissant pour certains personnages, mais il y a toujours une certaine profondeur, une certaine fragilité qui en ressort et qui m'a laissée ébahie et surprise


     D'ailleurs, les pensées des personnages ne sont absolument pas cachées au lecteur : on voit tout, on comprend tout et même si on est parfois déconcerté par les choix de certains personnages, le tout reste plus que vraisemblance et m'a emportée dans la grande maison. 

     Alors certes, j'en conviens, La colline aux esclaves est un roman qui ne réinvente pas le monde : certains personnages sont stéréotypés et l'histoire n'est pas particulièrement originale mais la plume de l'auteur est addictive et les personnages sont touchants et me manqueront grandement






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